| La Technique du Tango | ||
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------------------------------------------------ LA TECHNIQUE DU TANGO (parties 1 et 2) ------------------------------------------------ LA TECHNIQUE DU TANGO (1ère partie) ------------------------------------------------------ POUR COMMENCER, A TOUS SEIGNEURS TOUT HONNEUR, I - LA MARCHE, LES MARCHES II - LA SALIDA, LES SALIDAS QUI SONT LES 2 BASES LITTERALEMENT FONDATRICES DU TANGO PUIS III - LES AUTRES PRINCIPES DE BASE ET FONDAMENTAUX ------------------- I - LA MARCHE actualisé le mercredi 31 octobre 2007 ------------------- INDISPENSABLES PREMIERES PRECISIONS SUR LA MARCHE LA MARCHE ET LES 3 DIFFERENTES et PRICIPALES MANIERES DE MARCHER ------------------- LA MARCHE POUR QUOI FAIRE? Pour prendre contact et faire corps avec le sol, la terre, la nature, le rythme, le ... cosmos même. Avec soi-même et l'autre, l’autre en tant qu’autre, différent (du latin alter) et autre «moitié» du couple . Rien que çà! - MARCHER EST-CE DU TANGO? ou MARCHER EST-CE DANSER? Bien sûr, c'est même la base, voire l'essence du tango. Parce que le tango est profondément terrien, tesrrestre, "ancré dans le sol" , «parce qu'on met 5 minutes pour apprendre une figure (voire moins) et 10 ans pour apprendre à (bien) marcher». Parce que le bon danseur est celui qui sait marcher. Parce que le très bon danseur est celui qui sait très bien marcher, et qui plus est, qui est beau à voir marcher. Donnant l'impression que chaque pas est une quintessence, voire une oeuvre d'art, ciselée, est d'une importance unique (équivalente sans doute à celle de l'instant). - LA MARCHE EST UNE SPECIFICITE DU TANGO, MAIS AUSSI LA BASE VOIRE L'ESSENCE DU TANGO... - UNE SPECIFICITE ET UNE BASE DU TANGO 1 - Parce qu'on marche en avant et ... en arrière (avez-vous souvent fait plusieurs pas en arrière dans la rue?, pas souvent je pense). 2 - Parce qu'on marche à deux (et oui!), l'un face à l'autre. Et non pas la main dans la main (par exemple). 3 - Et que quand l'un avance, le plus souvent, l'autre .. recule. Par simple effet de vases communicants qui doivent vraiment ... communiquer. 4 - Aussi parce qu'il y a une marche tango, légèrement sinueuse, ondoyante, légèrement stylée, stylisée, les genoux et les chevilles frôlant genoux et chevilles et passant à chaque fois en frôlant, presque à regret, un pied venant croiser légèrement devant (ou derrière) l'autre. Style qui concourt aussi avec la nécessité de rester en équilibre, et donc de tout garder ou ramener à l'axe, en permanence, genoux-genoux, chevilles-chevilles. Je me répète sans doute (genoux-genoux, chevilles-chevilles), mais c'est essentiel. Pour le débutant en tout cas, après, une fois qu'on maîtrise les bases, les fondamentaux, on peut faire ce qu'on veut. ------------------- LA MARCHE, LA BASE ET MEME L'ESSENCE DU TANGO - PARCE QU'UN BON DANSEUR, C'EST UN DANSEUR - QUI SAIT MARCHER - QUI SAIT RENDRE UN SIMPLE PAS ... BEAU, VOIRE MÊME MAGNIFIQUE (exemple: PABLO VERON dans la film "LA LECON DE TANGO", un véritable félin, son surnom EL PUMA, ou EL COUGAR) semblant également en attester - MAIS AUSSI QUI SAIT S'ARRETER, SUSPENDRE son VOL, son PAS, ATTENDRE la respiration de la musique, de la terre, du ciel, de l'air, des éléments, ou plus prosaïquement de soi-même, de la danseuse, de la communication entre les 2... -Souvent ce sont même les SILENCES comme les ARRETS qui sont les plus beaux, qui ont le plus de valeur, ou qui donnent carrément leur valeur à ce qui les entoure (les figures, qui enchaînées sans discontinuer, perdent de leur valeur, donnent l'impression d'une locomotive qui ne s'arrête jamais, le BEAU perdant alors sa valeur de ... beau) ... --------- Ce alors que la SALIDA (voir plus bas) ne serait a contrario qu'un "outil" supplémentaire pour aborder et enrichir un tango qui serait donc déjà basé et fondé sur LA MARCHE. ------------------- LES 3 DIFFERENTES ET PRINCIPALES MANIERES DE MARCHER 1 - la marche l'un face à l'autre (attention à ne pas se marcher sur les pieds) 2 - la marche légèrement déboîtée à gauche (le plus souvent, du fait de l'abrazo qui est ouvert vers la gauche) 3 - mais aussi la marche légèrement déboîtée vers la droite Nota: les marches déboîtées ont pour avantage d'éviter de risquer de se marcher sur les pieds. D'AUTRES MANIERES DE MARCHER 4 - On pourrait ajouter l'alternance des marches de face, ainsi que déboîtées d'un côté puis de l'autre. Essayez d'ailleurs de ne faire que çà pendant plusieurs minutes (ou ne serait-ce qu'un tango), vous verrez déjà qu'il y a déjà matière à faire, à ne (vraiment) pas s'ennuyer, à commencer à tourner/tournoyer autour de la danseuse. Et même à éprouver des sensations intéressantes. Avec plusieurs manières de changer de côté, - progressivement sur au moins 2 pas (passer à gauche, puis de face, à droite), - ou «sur un pas» (avec un huit avant du danseur, et un huit arrière de la danseuse), - ou "sur un pas", mais avec un pas soit latéral, soit en diagonale, plus grand que celui de la danseuse, qui permet également de passer directement de l'autre côté de la danseuse - ou encore avec un changement de pied (en assemblé joint ou assemblé croisé) conjoint avec le changement de côté par rapport à la danseuse… 5 - Egalement des marches avec des changements de pied par assemblé joints ou assemblé croisés, a priori souvent en contretemps (et ce sans que la danseuse ne change de pied) 6 - Des marches avec changements de rythme, plus exactement adéquation du rythme de la marche aux rythmes ou à la perception de la musique. Cad avec des accélérations, des ralentissements, des contretemps, des arrêts également, voire encore des hésitations, en avant, en arrière, ou sur le côté. MAIS AUSSI 7 - la MARCHE TANGO, sinueuse, qui est une marche moins classique, plus ... tango, légèrement sinueuse, ou encore "sur un fil", sur une ligne, ou le pied vient se poser devant (derrière) l'autre). Cette marche étant plus esthétique, un peu moins facile (impossible à faire l'un face à l'autre, par contre, en tout cas pour le danseur, sinon on se marche sur les pieds). On la pratique donc sur une marche déboîtée. Cette "marche tango", ou "sur un fil", permet par exemple - d'insérer plus facilement (pour la danseuse et pour le danseur) des fioritures diverses (petits battus devant ou derrière le pied, en passant, plus faciles puisque les pieds sont alignés) - ou d'amener plus facilement le fameux croisés Cette marche constituant d’ailleurs également le début du huit avant ou arrière (si le pivot est accentué et continué ne serait-ce que de quelques degrés en rotation) ------- DIVERSES MARCHES, SOUS UN ANGLE PLUS QUALITATIF ENCORE AVEC LE TALON OU LA DEMI-POINTE Plus le danseur est bon, plus il va bien marcher. Mais également, plus il va marcher sur la demi-pointe des pieds, rendant l'approche du sol plus belle, plus précise, plus fine (ce n'est cependant absolument pas une obligation). A la question "comment doit-on marcher ?" posée lors d'une master class il y a quelques années, Armando Vaccari répondit ceci: "habituellement on marche comme dans la rue, en attaquant avec le talon, mais les professionnels ou ceux qui envisagent de le devenir (il regarda alors la seule personne qui, ce jour-là, avait le niveau idoine pour envisager le devenir), doivent s'attacher à marcher le plus possible avec la demi-pointe ». D'ailleurs, avez-vous remarqué combien les danseurs/danseuses classiques, outre la qualité et la fluidité du mouvement en elle-même, habitués aux pointes/demi-pointes, sont grâcieux à voir simplement marcher, dans leur "attaque" du sol, dans leur "toucher de sol", avec l'allongé de leur pied et de leur pas, la demi-pointe se tendant pour aller chercher le sol. UNE MARCHE OU ON (SOU)PESE LE POIDS DE CHAQUE MOUVEMENT, OU ON RESSENT L'ACTION DE CHAQUE MUSCLE On sent alors avec quelle partie du pied on attaque le sol, on sent les articulations (chevilles, genoux et ... hanches) et/ou les muscles sollicités par le mouvement (des pieds, des mollets des cuisses, ou encore des fesses) de la cheville, littéralement "oeuvrer" sur le sol et en soi-même ------------------- II - LA SALIDA ------------------- QUE SIGNIFIE LE TERME SALIDA? SALIDA = sortie en espagnol, un peu l'équivalent de l'ouverture aux échecs, une sortie dans le sens sans doute où elle permet de sortir de la position où ... on ne fait rien!, ou dans la mesure où elle évoque l'idée de point de départ Elle équivaut un peu en français également (de manière un peu abusive?) au terme de "PAS DE BASE". ------------------- POURQUOI LE PAS DE BASE? 4 RAISONS PRINCIPALES 1 - POUR DES RAISONS BASIQUES OU UNIVERSELLES? LE PAS DE BASE, UNE BASE "UNIVERSELLE" COMMUNE Parce qu'un jour, il a été décidé d'essayer de permettre à tous les danseurs de danser ensemble. Il fallait donc essayer d'élaborer et de partir d'une base commune, et donc d‘élaborer un pas de base commun... Il y a 15, 20 ans, de grands professeurs-professionnels argentins semblent donc s'être réunis pour élaborer cette base commune qui permette à tous de commencer à danser ensemble, sur une base commune. De là serait donc né le pas de base originel, en 8 pas et/ou temps, avec un croisé sur le pas 5. ------------------- 2 - POUR DES RAISONS GEOMETRIQUES? (TECHNIQUES ou CHOREGRAPHIQUES?). La salida avec le croisé en 8 pas contient en effet tous (ou presque) les pas (simples) du tango... (de la marche) Un pas en arrière (1), un pas latéral vers la gauche (2), un pas avant droit (3), un pas avant gauche (4). Un pas assemblé ou croisé (5). De nouveau un pas en avant gauche (6), un pas latéral droit (7), un pas latéral assemblé (8). ------------------- 3 - POUR DES RAISONS MUSICALES , RYTHMIQUES, de METRIQUE MUSICALE En effet, le tango est musicalement formé sur des phrases musicales de 4 mesures de 4 temps chacune, donc sur des phrases musicales de 16 temps. Le pas de base fait « a tempo » (cad sur le rythme), fait donc 8 temps, soit le double de 4, ou la moitié de 16. Donc on peut faire un pas de base (a tempo, cad sur le tempo) sur 2 mesures de 4 temps, on peut également faire 2 pas de base sur une phrase musicale de 16 temps. La structure du pas de base en 8 temps est donc musicalement (en termes de métrique musicale) totalement et légitimement fondé.
Ou, à la rigueur en 16 temps, avec des silences ou non-pas) à l'intérieur de la phrase musicale. Concrètement, on fait … ce qu’on veut (sourire). Il faut par contre essayer de rester musical. On pourra également éventuellement arguer/ajouter sur ce même plan métrique/musical, que le pas de base que j'appellerai simplifié, cad le rectangle, arrière D, latéral G, AV D, AV G, latéral D, assemblé), portant sur 6 temps peut donc être fait sur 2 mesures ternaires de la valse (des mesures ternaires, cad de 3 temps). 4 - POUR DES RAISONS PRATIQUES (1) Quand on termine la salida, on peut la recommencer et l'enchaîner à l'infini. L'idéal pour le débutant ou pour quand … on n'a (absolument) pas d'inspiration. - 5 - POUR DES RAISONS PRATIQUES (2) - concernant l'introduction du croisé dans ce pas de base (pdb) ce croisé va permettre d'induire d'autres possibilités de mouvement (en rotation, en départ en pas croisés, en huits ou en tour, pour ne pas les citer) La salida avec le croisé en 5 permet en effet d'introduire le croisé (de la danseuse et éventuellement du danseur), qui lui-même permet d'introduire à d'autres possibilités. En l'occurrence, le fait de croiser met en position de début de pivot, donc introduit à la possibilité d'insérer autre chose d'autre: en l'occurrence de faire des pas croisés (avant ou arrière), des huits (plutôt en avant, mais aussi en arrière), voire même d'initier ou de commencer des départs en tours, en l'occurrence à droite (pour le danseur), en commençant par le pas croisé avant (ou même arrière) de la danseuse qui part vers la droite. - CONCLUSION: ne serait-ce que POUR CES 5 RAISONS PRINCIPALES ET MEME MAJEURES, la salida semble pouvoir véritablement justifier (ou en tout cas davantage) d'être appelée "pas de base". ------------------- LES DIFFERENTES FORMES DE SALIDA
2- la salida avec assemblé joint sur le 5 3 - la salida simplifiée, où au lieu de venir croiser ou assembler en 5, on revient sur la droite, pour une salida "simplifiée", ou rectangle, en 6 pas et 6 temps (ou 6 pas sur 8 temps). 4 - IMPORTANT, la salida (ou les salidas) avec départ directement sur la gauche, sur le pas 2 de la salida classique. Ces salidas avec départ sur la gauche permettent en effet d'éviter le pas systématique de départ en arrière, cause et origine des accidents qui vont souvent avec. ---- 5 - la salida avec (plus ou moins léger ou important) changement de direction sur le 3 Pour pouvoir changer de direction quand on est bloqué avec quelqu'un devant qui n'avance pas. On peut légèrement pivoter (moins d'un huitième de tour, ce qui permet le plus souvent de contourner), d'un quart de tour (angle droit), d'un demi-tour, voire même plus. 6 - la salida avec rotation ou pivot pour terminer le plus souvent d'un quart de tour. Plus, c'est souvent de l'acrobatie. 7 - La salida avec changements de pied en contretemps. Les changements de pied se font le plus souvent en contretemps, par assemblé joint - changement de pied ou assemblé croisé -changement de pied. Ils permettent de changer les systèmes respectifs (droit ou croisé) du danseur et de la danseuse Et se font souvent sur le pas 2, 3 ou 4 de la salida, mais à vrai dire sur les pas que l’on veut. 8 - Les salidas avec changements de ligne (de danse) En général, le danseur déboite à gauche de la danseuse, et marche légèrement déboité à sa gauche. Il peut en fait très bien passer de l'autre côté de la danseuse. - 9 - Les salidas sur une ligne (sic), sur une courbe, sur une courbe avec changement de courbure (très formatrices pour comprendre certaines des bases du mouvement, des changements ou inflexions de direction) - 10 - Les salidas sur place! (sic et idem que rq en 9) - - ... y otras? - L'ENSEMBLE DE CES SALIDAS OU VARIATIONS SUR LA SALIDA (s'appuyant et se complétant avec un solide travail et une solide maîtrise de la marche) permettent déjà de fournir une première bonne base de danse et d'évolution pour le tango argentin. -------------------- LES INCONVENIENTS DE LA SALIDA - un pas long (8 pas, 8 temps, ou même 6 temps)!!! - qui prend de la place (et en bal, cette place n'existe souvent pas) - un pas "à apprendre", qui ne se fait pas naturellement (en tout cas, le croisé ne se fait pas naturellement, on ne peut pas le faire faire d’emblée à une danseuse à une danseuse intégralement différente (au contraire des marches, des rectangles, voire même des huits)) - l'introduction du pas croisé qui n'est pas précisément naturel - le "formatage" des danseurs débutants, qui fixent, focalisent et reproduisent (souvent mécaniquement) le pas de base, cette structure, allant au détriment de la danse et de l'expression dansée et même de l'improvisation que tout un chacun, même débutant le tango, peut pourtant mettre en oeuvre dès ses débuts. Parce que la nature et l'homme sont naturellement rythmes et donc rythmiquement et naturellement ... dansants. -... - En effet, vaut mieux sans doute commencer par apprendre à marcher, à attendre, hésiter, bouger, jouer avec la musique, la danseuse et soi-même, à alterner marche, hésitations, expressions spontanées et bien entendu à combiner voire y combiner les différentes salidas,... ... que d'apprendre "bêtement" et reproduire mécaniquement ... la salida formatée, standard. C'est pourtant ce que beaucoup font et reproduisent. ...
LE CROISES POUR QUOI FAIRE? Le croisés appelle une légère rotation du buste (à moins de vouloir absolument risquer de perdre l'équilibre). Il amène donc à une mise en pivot, dans un pas assemblé mais croisé, favorable et ouvert à d'autres "possibles ou possibilités". Il induit donc naturellement l'ouverture vers d'autres champs d'investigation, d'autres possibilités, ... en l'occurrence par exemple - le départ en pas croisé avant ou même arrière (soient les huits avant ou arrière), - ou même le départ dans un tour à droite (ou même à gauche). ------------------- JUSQU'A 7 MANIERES DE GUIDER (OU FAVORISER) LE "CELEBRISSIME" ET PROBLEMATIQUE CROISES DE LA SALIDA … Venir voir ... en cours (sourire) Mais en tout état de cause, cela se guide, cela s'écoute, cela se suit, le croisé n'est pas non plus une convention, on peut faire 2 ou 3 croisés de suite au guidage si on le veut (avec une danseuse qui suit bien ou "bien éduquée" par contre). Et on ne "guide" pas un croisé à la tronçonneuse en donnant (par exemple) un ... léger "coup de genou" dans la cuisse de la danseuse (comme je l'ai entendu dire que çà se faisait!! dans un des cours "sauvages" du Paris Tango du début des années 2000! (hilarant et difficile à croire en apparence et pourtant ... vrai!)
III - AUTRES PRINCIPES DE BASE OU FONDAMENTAUX DU TANGO actualisé le mardi 26 avril -------------------- L'ABRAZO On peut distinguer l'abrazo en statique et l'abrazo en dynamique (cad en mouvement). Il y a en fait plusieurs abrazos, celui du tango dit ouvert, celui du tango dit fermé ou milonguero. On pourrait d'ailleurs également distinguer les différents abrazos de positions intermédiaires, semi-ouvert, semi-fermé... Sachant en plus que l’abrazo va différer d’un couple à un couple, et même d’un changement de partenaire à un autre. Un bon abrazo va en fait quasiment déterminer la qualité de la danse, en tout cas la qualité de la relation entre le danseur et sa partenaire. Et donc la qualité de la danse, puisque le guidage découle de la transmission du mouvement par l'abrazo. - PLUSIEURS ECOLES D'ABRAZO Notons qu'il existe plusieurs écoles d'abrazo. L'abrazo à la fois -TENU (pour l'allure) -et DETENDU (pour le confort), tel qu'il a de plus en plus tendance à se répandre en Argentine (chez les nouvelles générations) et bien entendu en Europe (il est issu du nouveau courant de tango dit "nuevo tango"), qui permet de danser sans force au niveau des bras, donc ce qui permet de danser des heures, quelle que soit le ou la partenaire, sans forcer, sans fatiguer. - et l'abrazo plus tonique voire dur, à l'argentine (dans le sens traditionnel, qui ne ressort donc pas du tango nuevo), plus viril, plus affrontement, tel qu'on peut le voir (par exemple, mais c’est un extrême, dans l'impressionnante chorégraphie tango vue dans Moulin Rouge (sur une reprise made in Tango du tube "Roxanne" de Police)). Impressionnant également en tant qu'option chorégraphique alternative. - QU'EST-CE QUI EST LE MIEUX? Il faut considérer cela comme une alternative, on ne peut prétendre détenir la vérité. Pourtant, pour le confort et l'harmonie, je préfère (et enseigne) l'abrazo tenu et détendu En tant qu'option chorégraphique forte, l'option virile, macho est évidemment très intéressante. mais à mon avis, pas à enseigner (en tout cas de manière préférentielle et unique) dans les cours. Ou, au bout de 5 minutes (ou à la fin du cours), on voit les élèves ressortir ou suspendre la danse, en grimaçant, en bougeant ou se frottant l'épaule!! ... ------------------- L'EQUILIBRE La marche, ou tout déplacement lié à la danse tango doit être considéré comme le passage d'une position d'équilibre à une autre. On peut alors parler - d'équilibre en STATIQUE, quand on ne bouge pas, ou quand on est en suspension - ou d'équilibre en DYNAMIQUE (ou en MOUVEMENT), quand on bouge et dans la mesure où tout déplacement doit pouvoir être interrompu, en équilibre, et où on doit rester en équilibre (ou équilibré) dans le mouvement. - L'équilibre est d'ailleurs indispensable, ce parce que justement - on doit pouvoir interrompre le mouvement à tout moment - on danse à 2 (donc si l'on n'a pas d'équilibre propre, on déséquilibre l'autre). Pour garder l'équilibre, il convient - de toujours rester légèrement plié au niveau des genoux (ce qui favorise à la fois l'équilibre et la propulsion ppour le mouvement) - de marcher ou se déplacer en transférant le buste, ce qui permet d'accéder plus rapidement à la nouvelle position d'équilibre (d'équilibre y compris en mouvement), - de tout garder le plus possible à l'axe (jambes, genoux, chevilles, bras) - de marcher ou se déplacer en repassant (quasiment toujours) par la position d'équilibre -de garder genoux-genoux et chevilles-chevilles collés-collés (ce qui correspond également, est-ce un hasard, au style tango ondoyant, sinueux, ébauche du fameux ocho. ------------------- LE DEPLACEMENT, LA PROPULSION Légèrement se plier pour mieux emmagasiner l'énergie et se propulser ------------------- LE GUIDAGE voir abrazo + autres considérations ultérieures - L'INTERRELATION (ou RELATION A 2) voir -et autres considérations ultérieures...
----------------------------------------------- LA TECHNIQUE DU TANGO (2ème partie) ------------------------------------------------ IV - LES DEFAUTS OU ERREURS HABITUELS QUI EMPECHENT D'EVOLUER -------------------- L'EQUILIBRE (OU MANQUE D'EQUILIBRE) C'est le minimum. Et c'est comme dans la vie. Certaines danseuses (parfois jeunes pourtant!) se croient dispensées d'avoir un bon équilibre. Pas d'autre commentaire que celui-ci: le fait que, si elles ne se remettent pas en question, elles resteront débtantes-intermédiaires toute leur vie tango. Voire deviendront au mieux de relativement correctes danseuses de bal (et encore!) voir aussi page précédente ainsi que la perte de l'axe (plus bas) -
flottante, incertaine... - LES BRAS QUI BALANCENT LA DANSEUSE dans tous les sens (alors qu'on guide avec le buste, et pour les meilleurs, avec les appuis (donc les pieds) LES BRAS DE LA DANSEUSE QUI FONT L'ACCORDEON OU ... LE BANDONEON (voir aussi considérations sur l'abrazo (page http://voila.net/tango-eric-cs/page5/index.html ) - "PERDRE LA FACE" Plaisanterie perso en jouant sur les termes (tango). Un danseur et un danseuse qui perdent la face (à moins que ce ne soit fait intentionnellement, pour des raisons de ressort ou de dynamique) sont en général assez mal barrés. Puisque l'interaction, l'interrelation (le principe et la base même du guidage) sont alors physiquement rompues. Cela vient relativement souvent de la danseuse qui doit pourtant "suivre" son danseur (c'est BaBA à elle), ou bien sûr du danseur qui met sa danseuse dans une situation difficile à suivre. Exemple très simple mais aussi très révélateur du niveau d'une danseuse (qui parfois danse depuis des années). Des ochos arrières où le danseur part à gauche de la danseuse. Si la danseuse ne "tient pas" son bras droit, son ocho AR à gauche (pour le danseur) ne rencontre plus de répondant, et la balade se termine dans la confusion. Alors qu'à droite c'est nettement plus facile (la relation étant assurée par un bras dans le dos, et non un contact de bras ou de mains, comme à gauche (côté danseur). - PERDRE SON AXE Un axe qui fluctue, qui est incertain, honnêtement, pour le tango argentin, c'est rarement bon (pour ne pas dire que ce n'est jamais bon). Donc le devoir élémentaire du danseur et de la danseuse de tango est de garder son équilibre ainsi que son axe. Sinon, comment danser à 2? - NE PAS RESPECTER L'AXE DE L'AUTRE (VOIRE NE MEME PAS EN AVOIR CONSCIENCE DU TOUT (pour certains)) Hum! Dois-je expliquer davantage? Concrètement, un EXCELLENT exercice est d'obliger le danseur à danser en n'ayant seulement à l'idée que l'axe, l'équilibre de sa danseuse et partenaire (voire même, encore plus fin, ses appuis). Cela oblige parfois à revoir la "logique" d'une figure ainsi passée au crible de fond en comble, voire de revoir son guidage ou tout au moins de penser à encore l'affiner. - DES BOLEOS, TROP LACHES, PAS ASSEZ TENUS OU QUI VONT TROP LOIN Voir page précédente - DES SACADAS VERITABLES COUPS DE PIED (DE L'ANE?) avec pour conséquence parfois immédiate, des bleus (jaunes ou marrons) le lendemain, aux pieds, aux chevilles, aux tibias... Un danseur qui rentre littéralement dans la danseuse la faisant littéralement jaillir et sortir de son axe. J'ai vu des danseurs pourtant assez bons techniquement (mais pour eux seuls) littéralement dézinguer des danseuses (voire quasiment les découper à la tronçonneuse?) - DES SACADAS qui déséquilibrent littéralement la danseuse Parce qu'une sacada où la jambe de la danseuse part en l'air n'est ni plus ni moins qu'un mouvement en rotation de la danseuse autour de son axe. Donc une sacade qui sort la danseuse de son axe (tout en voulant la faire tourner autour) n'est ni plus ni moins qu'une aberration. Et pourtant, une bonne proportion des danseurs moyens (de 1 à 4-5 ans de tango) ignorent encore ce principe du chassé en rotation. - ALLER TROP VITE Le bon danseur (ou celui qui maîtrise) est celui qui sait danser lentement, en décomposant, en donnant son poids ou sa valeur à ce qu'il fait. Le très bon fascine par sa lenteur, la beauté du décomposé, du déroulé et déroulement du mouvement qu'il propose ainsi au regard de l'observateur, averti ou non. Souvent, ceux qui passent à côté de lui "en pétaradant" moults figures et enchaînements" font bien piètre ou pâle figure, tels des "lapins mécaniques" survoltés qui ignorent ou ont oublié ce que la danse était "art (et/ou science) du mouvement" (ou transcendance du non-mouvement?). Aller trop vite n'est donc souvent qu'une fuite en avant, un manque de maîtrise (pas toujours) ou de ressenti, conjugué à une prière implicite d'arriver au bout ou à bon port dans de (relativement) bonnes conditions. Ce qui arrive parfois moyennant des automatismes de survie ou de sortie des situations périlleuses ou non maîtrisées relativement systématiques. Mais la danse n'est pas seulement système ou artisanat. Elle est et surtout art. Du mouvement. - FAIRE SANS COMPRENDRE REELLEMENT CE QU'ON FAIT ou APPRENDRE LES FIGURES SANS LES COMPRENDRE Comprendre est quand même mieux que d'apprendre. Tous les étudiants ou gens qui travaillent actifs intellectuellement dans leur travail (cad qui évoluent) le savent. Comprendre permet d'avoir à éviter d'apprendre, et permet aussi de s'interroger vraiment sur ce qui permet de bien faire un mouvement, une figure, de s'interroger sur les bases ou principes du mouvement, de l'interaction entre danseur et danseuse... ... - MESESTIMER CERTAINES POURTANT ELEMENTAIRES "LOIS DE LA PHYSIQUE" Voir aussi plus haut - UNE MAUVAISE GESTION DE L'ESPACE (non réfléchie, non maîtrisée, parfaitement apte à ... créer le chaos (extérieur comme intérieur d'ailleurs) Là honnêtement, on peut presque creuser à l'infini la chose. J'y reviendrai donc peut-être (sans doute) plus tard ------------------- V - CE QU'IL FAUT CONNAITRE AU NIVEAU INTERMEDIAIRE (UN VRAI NIVEAU INTERMEDIAIRE) (avec de vrais repères) actualisé le jeudi 31 janvier 2008 -------------------- (extrait à l'origine d'une newsletter, complété et précisé depuis) Quand je l'ai publié pour la première fois il y a quelques mois, les élèves ont littéralement pris cette liste pour référence (ce qui était d'ailleurs un peu le but (sourire) = donner des repères aux élèves et non essayer d’établir un repère absolu (selon quoi ?)). Un certain nombre d'élèves en formation étant un peu a la croisée des chemins, c’est-à-dire au bout de quelques semaines (3 à 6 mois pour es plus doués et motivés) ou le plus souvent de quelques mois de cours (6 à 9 en général), a la limite de passer réellement intermédiaire cad que je ne fais pas de cours "intermédiaire pour les nuls" (sourire (ceci étant dit, je précise que j'apprécie beaucoup les qualités de cette collection "pour les nuls")), comme dans bien d'autres cours, ou certains cours avancés sont peuples de débutants mettant à peine un pied devant l'autre, n'ayant pas de bases solides, parfois aucune notion des fondamentaux pourtant a priori indispensables pour avancer ------ cad que c'est vraiment intermédiaire, avec des connaissances techniques, musicales, bal ou autres, que j'ai redétaillées (un peu plus bas) je donne donc une indication forte sur ce qu'il faut connaître (à mon sens) avant de pouvoir réellement passer (et s’estimer) au niveau intermédiaire - En gros donc, il faut connaître les différentes marches (de face, et déboîtées, à gauche, à droite) savoir passer de l‘une à l’autre connaître les différents rectangles et salidas les premiers enchaînements avec ochos (huits) (à partir de la salida et des rectangles) les différents ochos cortados (huits coupés) bien utile en bal) marcher et danser sur le tempo, sur les contretemps, sur la musique en somme (5 différentes manières de base pour le débutant de marcher ou d’utiliser les contretemps) connaître les différents pas de transition, d'attente (hésitations, cortes, habaneras...), de changements d'orientation, de direction les pas de dégagement arrière (si dégagement arrière nécessaire) les premières paradas (arrêts), barridas (balayages) connaître et utiliser les huits posés, pointés savoir changer de pied (en cas d'erreur ou volontairement) en cours de marche les ganchos (crochets, 8 manières principales d’effectuer les premiers ganchos), sentadas (la jambe de la danseuse passe de l’autre côté, la danseuse est d’une certaine manière « assise ») les premières positions d'attente pour les danseuses + savoir danser sur la musique, le tempo, les contretemps (je fournis de la musique), mais aussi savoir danser lentement, suspendre la danse, sur le double temps, le quadruple temps, savoir attendre, suspendre la danse... mais aussi connaître les différents demi-tours (à droite, à gauche, avec réemboîté, sans emboîter, avec pas rebond sur tempo ou contretemps), demi-tours pivot les différents départs en tour avec paradas les premiers départs en tours (sans rien de compliqué et sans chassés) (pour au moins savoir comment on fait a peu près, avec le rythme, l'espace, la régularité du tour, la position du buste par rapport au ou à la partenaire...) les premières figures ou enchaînements accessibles aux débutants (de type media luna (croissant de lune))... ... ainsi que les premiers boleos de base (avec guidage en accompagnement), cad les petits (adaptés au bal et à l’hésitation) ou les plus grands (attention aux camardes danseurs et danseuses) et être a l'aise avec tout çà donc, c’est-à-dire aussi savoir l’appliquer en pratique ou en bal (voir à ce titre article « DANSER EN BAL NE S'IMPROVISE PAS TOUT A FAIT » en page tango-eric-cs.voila.net/perfectionnementilesbonsdanseurs/index.html - Pour une danseuse, pas trop la peine de penser au niveau intermédiaire, tant que vous avez encore des soucis avec le croisé de la salida (sourire), si vous avez du mal a marcher en arrière, si vous avez du mal avec les huits ou ochos (même arrière), si vous êtes encore tendue comme un arc, si vous vous accrochez aux bras de votre partenaire si vous avez du mal à garder votre équilibre s vos avez du mal à contrôler vos pas et gestes, ou votre équilibre si vous avez du mal à faire des pas suffisamment grands et réguliers si vous avez simplement du mal à ... écouter et donc suivre votre partenaire si vous ne savez pas du tout ce qu'est un tour si vous ne savez pas faire a peu près correctement les premiers boleos de base (au sol) last but non least, si vous ne savez pas suivre en bal EN GROS, AVEC TOUT CA, danseurs comme danseuses, vous pouvez déjà marcher correctement, vous débrouiller, vous amuser, danser sur la musique, danser en bal également, et évidemment avoir quelques premiers pas, figures et enchaînements à votre disposition, . SAVOIR PRATIQUER ! Ah oui, ne surtout pas oublier, last but non least, un véritable intermédiaire doit aussi savoir ... pratiquer, cad danser en pratique, mais aussi savoir commencer à danser en bal (ouverts couramment à partir d’un véritable niveau intermédiaire), relativement bien se débrouiller, ne pas perdre ses moyens, ne pas paniquer, commencer a danser (à se débrouiller ) avec diverses personnes (et pas seulement son partenaire ou ses partenaires habituels)... Et à un rythme a mon sens minimum idéal de 1 ou 2 cours/semaine (et non 1 ou ... 0 cours / semaine), il faut a priori ajouter au bout de 4, 5, 6 mois, un rythme à peu près équivalent de pratique en bal (ou en pratique). Parce que les cours sans pratique sont un peu vains, a mes yeux en tout cas.
LE PASSAGE AU NIVEAU INTERMEDIAIRE faire de bons tours les différents boléos (au sol, plus larges…), différentes choses avec la jambe libre pour la danseuse les premières sacadas (chassés), sacadas par l'arrière les tours avec sacadas les premiers enroulés les altérations tous les enchaînements un peu plus complexes reliant ou combinant par exemple des enchaînements plus simples vus précédemment ...
Seront également abordés de manière (beaucoup) plus précise voire approfondie EN CONCLUSION, le but est d’essayer de faire en sorte que tous les élèves de première année (débutants et débutants-intermédiaires, suffisamment réguliers dans l’année, cad au minimum une trentaine de cours) aient un niveau suffisant, à la fois - pour danser et s'amuser l’été sur les Quais de Seine (un lieu extérieur à la fois de pratique et de bal), - pour avoir un véritable niveau intermédiaire a la rentrée suivante (parce que la saison d’été des Quais de Seine permet de pratiquer, de réviser tout ce qu’on connaît, de pratiquer avec plein de partenaires, d’emmagasiner de l’expérience, de finir d’acquérir un niveau intermédiaire ou plus proche de l’intermédiaire). Avec si nécessaire, un petit check perso pour chacun, chacune, avant ou afin donc de permettre de passer en douceur à ce niveau. ------------------- VI - LA TECHNIQUE PLUS ELABOREE DU TANGO NIVEAU INTERMEDIAIRE, INTERMEDIAIRE AVANCE, AVANCE ET ... PLUS actualisé le 12 février 2006 ------------------- 1 - LES TOURS, AINSI QUE LES ENROULES ------------------------- On aborde là une partie éminemment technique. LES TOURS Parfois, des danseuses qui dansent depuis des années ne savent toujours pas tourner correctement, et ne perdent ainsi pas une occasion de déséquilibrer leurs danseurs et partenaires. Sauf exception (danseuses milongueras exclusives, qui savent cependant faire (en milonguero) des portions de tour tout à fait correctes), on ne peut vraiment pas dire que ce soient des bonnes danseuses. LES ENROULES Et ils existent des danseurs qui font quelques enroulés mais qui ne sont pas des bons danseurs (parce qu'à côté, aie, aie, aie...). L'enroulé (ou "enrosque") , qui comme son nom l'indique consiste pour le danseur litéralement à s'enrouler autour de lui-même, nécessite en effet à la fois pour le danseur lancement du tour de la danseuse, prise d'appui, d'équilibre, d'axe, équilibre en dynamique tout en sachant continuer d'impulser l'élan de la danseuse (souvent par utilisation de l'effet ressort et/ou de la force centrifuge), avec parfois, pour les enroulés les plus élaborés (et les danseurs les plus doués, équilibrés, coordonnés, casse-cous?, au choix) des fioritures de style (boléos, grands boléos, effets tirebouchons, ganchos entre les jambes de la danseuse, ou encore changements de jambes (plus ou moins élaborés), sacadas, barridas ou sorties plus ou moins acrobatiques de tour, en bout de course), le tout toujours sur une jambe... Comprenez que si la danseuse tourne mal, cela devient une gageure de faire tout çà ... sur une jambe. ... suite et fin plus tard ------------------- 2 - LES SACADAS du danseur (ou chassés) ---------------- PREMIERE APPROCHE DES SACADAS Les sacadas peuvent être à la fois - simple entrée dans le tour (ou dans l'espace de la danseuse) - une manière de litéralement prendre sa place (sans forcément la toucher) - une manière de la chasser littéralement de sa place, en y joignant force, énergie et ... bien entendu contact De cette première approche de la sacada, on comprend logiquement que le fait de toucher la danseuse avec sa jambe n'est absolument pas primordial, on est en effet beaucoup plus dans une logique de vases communiquants dans laquelle le danseur vient prendre la place de la danseuse, donc la chasser, mais sans forcément la toucher. ------------------- 3 - LES BOLEOS ---------------- Du côté femme surtout, mais homme possible également Il représente pour l'homme au début un défi, un ornement, le passage à un niveau au-dessus. Et souvent, le danseur débutant ou moyen qui a du mal à évoluer, piétine aux portes du boléo. Idem pour la danseuse bien entendu, qui veut trouver son boléo, qui n'en trouve pas la balance et la forme, et qui dépend de surcroît du bon guidage (ou d'un guidage au moins suffisant) danseur pour son bon accomplissement. Une première double approche, histoire d'initier la réflexion, de commencer à réfléchir, pas la plus simple je le concède aisément, mais fondatrice je le pense... ... le boleo n'est ni plus ni moins pour la danseuse qu'à la fois un pivot autour de son axe prenant sa base sur la jambe au sol, l'autre jambe étant libre et tournant autour de l'autre, passant devant, derrière, et adoptant autant que faire se peut une jolie forme (si l'on veut pouvoir parler de fioriture ou d'ornement). Et pour le danseur, le boleo represente a la fois une figure moyenne-haut de gamme à acquérir (pour le danseur encore en apprentissage), pour le danseur intermédiaire et/ou avancé ... et pour le danseur nettement plus aguerri, carrément une accélération, un retournement, un ... changement de direction (y réfléchir SVP), une manière de s'équilibrer dans un tour ou enroulé, ou même de se propulser (attention aux à-coups et aux déséquilibres lors de l'impulsion initiale)... la suite et le complètement un peu plus tard... ------------------- 4 - LES GANCHOS ------------------- Il y en a plusieurs sortes. Le GANCHO CLASSIQUE entre les jambes du danseur Le GANCHO INTERIEUR de la danseuse sur l'une ou l'autre jambe du danseur (qui lui présente la jambe désirée)
Le GANCHO ARRIERE MAIS EN DEHORS DES JAMBES Création personnelle (à ce que je sais en tout cas), le GANCHO ARRIERE RETOURNE EN VIRGULE où la danseuse est de dos face au danseur, mais où la partie inférieure de la jambe vient gancher autour de l'autre pour aller entre les jambes du danseur (à l'écart, en pas croisé avant, arrière) On peut aussi considérer que la PATADA entre les jambes (écart, en pas croisé avant ou arrière) est un GANCHO AVANT DEMULTIPLIER LES POSSIBILITES DE GANCHO et le danseur peut être à l'arrêt, cad fixe, ou vient de se déplacer (par rapport à la danseuse, en translation ou en tournant autour de la danseuse). ---------------------------------- 5 - LES DIFFERENTS ENCHAINEMENTS DE GANCHOS ---------------------------------- Là, comme çà va un peu à l'infini, je vous laisse pour l'instant compléter vous-mêmes. Notons par exemple, à titre de première illustration, - l'enchaînement d'un gancho sur une jambe du danseur, puis sur l'autre jambe (la danseuse se déplaçant pour aller d'une jambe sur l'autre, d'un côté à l'autre) - l'enchaînement de la patada puis, après un léger retournement (dans un sens ou dans l'autre d'un gancho classique (ou intérieur) - j'ai par exemple un enchaînement personnel qui enchaîne un boléo arrière droit de la danseuse, puis la patada entre les jambes, un gancho extérieur classique de la danseuse, puis un gancho arrière, le gancho virgule arrière, puis de nouveau (possibilité) un gancho classique après léger retournement (et on pourrait continuer...) --------------- Pour information, un grand spécialiste (argentin) du gancho dans tous les sens, EL PULPO, qui déploie ses "jambes-tentacules" autour de la danseuse dans tous les sens, afin de lui proposer toutes sortes de possibilités de gancho enchaînées les unes aux autres. Je ne sais pas si c'est esthétique, et si çà ressemble vraiment à du tango (rien que le surnom Pulpo...), mais il paraît en tout cas que c'est hautement spectaculaire. ------------------- 6 - LES CHASSES (ou SACADAS) DE LA DANSEUSE ---------------- en avant, en arrière, mais aussi sur le côté, un chassé de la danseuse dans le sens d'un tour autour du danseur, ou en revenant, cad un chassé sur un huit avant ou arrière (là, c'est du high tech et c'est nettement moins facile, à guider, à se positionner, à enchaîner...) le danseur se trouvant dans une position de face, en pas croisé ou arrière, en somme dans les 3 positions possibles, et étant en position fixe ou ... en déplacement (là aussi, on atteint le niveau vraiment high tech) mais aussi, plus "high-tech", des chassés de la danseuse qui ... - continue dans le tour, - revient en 8 avant ou 8 arrière, - revient en altération, - termine en boleo (AV ou AR ou droit)... ... ----------------------------- 7 - VIDEOS ILLUSTRATIVES de ces techniques plus élaborées ----------------------------- A priori, vidéos plus spécifiques illustratives à venir, mais pour les techniques plus élaborées évoquées dans cette partie, on peut déjà regarder ceci... -
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| tangoargentin-eric-cs 02/12/04 |
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